Le Cobalt 60 est utile pour les traitements médicaux mais très polluant

 

Vienne, le 4 décembre (EFE) – Le cobalt-60 (60Co), dans lequel tout un conteneur transporté dans un camion a été volé au Mexique, est une substance radioactive ayant une demi-vie de 5,27 ans qui est utilisée dans les traitements médicaux contre le cancer et dans des applications industrielles, mais qui est hautement toxique pour les humains.

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), basée à Vienne, le 60Co est, avec le Cesium-137, la meilleure source de rayonnement gamma en raison de sa haute énergie et de ses longues périodes de semi-dégradation.

Quoi qu’il en soit, le césium 137 n’est utilisé qu’en petites quantités pour irradier le sang et stériliser les insectes, alors que la plupart des installations industrielles et médicales de traitement par rayonnement utilisent du cobalto-60.

Selon l’AIEA, il existe environ 2 400 installations de télé thérapie dans le monde qui utilisent le cobalt-60, ce qui, lorsqu’il est appliqué à certaines parties du corps, élimine les cellules qui croissent le plus rapidement, comme dans le cas des agents cancérigènes.

Le cobalt-60 est également utilisé pour stériliser l’équipement médical, pour les rayons X industriels et pour irradier les aliments, entre autres utilisations.

Le 60Co est très toxique et dangereux, et l’exposition à cette substance pendant quelques minutes peut causer la mort.

Selon un rapport technique récent de l’AIEA, l’utilisation industrielle et médicale de sources hautement radioactives, et en particulier du cobalt-60, pose plusieurs problèmes.

Ces problèmes comprennent le nombre limité de fournisseurs de ces matières, ainsi que les préoccupations en matière de sécurité et de transport pour ces sources.

En raison de ces risques, l’AIEA affirme que la télé thérapie à base de 60Co est de moins en moins utilisée en médecine nucléaire, car il existe d’autres thérapies plus efficaces avec un risque de contamination moindre.

Cependant, il y a encore beaucoup d’applications qui dépendent de ce matériau, explique l’AIEA.

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